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Mémoire, CLAUDE.md, instructions : les 5 étages du contexte dans Claude

Où écrire quoi pour ne plus jamais te répéter : qui prime sur qui, l'arbre de décision, et les 6 erreurs qui font « oublier » Claude.

Tu écris une consigne. Le lendemain, elle a disparu. Ce n'est pas Claude qui « oublie » : c'est que tu l'as écrite au mauvais étage. Il y en a cinq, ils n'ont ni le même auteur, ni la même portée, ni le même moment de chargement — et personne ne te l'explique. Voici la carte complète.

La règle qui te suit sur toute la page : avant d'écrire une consigne, réponds à trois questions — qui l'écrit (toi ou Claude), jusqu'où elle porte (partout, ce projet, cette conversation), et quand elle est lue (à chaque session, à la demande, jamais). Tant que tu ne sais pas ça, tu écris au hasard.
Les 5 étages du contexte Ce que Claude lit au démarrage — du plus général au plus précis. 1 Instructions de compte Ton, format, ton rôle. Valables partout, tout le temps. toutes conversations 2 Instructions de projet Le cadre propre à CE projet, à CE dossier. ce projet 3 Fichiers du projet De la matière première à consulter — pas des règles. matière 4 CLAUDE.md Le briefing relu au lancement de chaque session. ce dossier 5 Mémoire automatique Ce que Claude retient seul. Cloisonnée par projet. écrite par Claude Chaque étage ne porte que son contexte. Claude lit tout au démarrage · si deux consignes se contredisent, il peut en choisir une arbitrairement.
Les cinq étages, d'un coup d'œil. Le badge de droite indique la portée : c'est lui qui décide si ta consigne survivra au changement de projet.

1D'abord : tu es dans quel Claude ?

La confusion démarre ici. Il n'existe pas un seul système de contexte, mais deux mondes qui ne partagent rien. L'application (claude.ai, l'appli bureau, le mobile) et Claude Code (le terminal / l'IDE) ont chacun leurs étages, avec des noms différents pour des idées voisines.

Le mondeCe que tu écris, toiCe que Claude écrit, seul
L'application (claude.ai, bureau, mobile)Instructions de compte · Instructions de projet · Fichiers du projetMémoire du projet
Claude Code (terminal, IDE)CLAUDE.md (4 emplacements possibles)Mémoire automatique
Le piège n°1, et de loin : une consigne écrite dans un projet de l'application n'existe pas dans Claude Code, et inversement. Beaucoup de « Claude a oublié » ne sont que ça : la bonne consigne, au bon endroit… mais dans l'autre monde.

2Étage 1 — Les instructions de compte

Qui écrit. Toi. Dans les réglages de ton compte, l'encart d'instructions générales (« Instructions pour Claude »).

Portée. Maximale : toutes tes conversations, dans tous tes projets, indéfiniment. C'est l'étage le plus large et le plus oublié.

Ce qu'on y met. Ce qui est vrai de toi, tout le temps : ton métier, ton secteur, le vocabulaire que tu emploies, la langue, le niveau de détail que tu veux, le format de réponse que tu préfères. « Réponds en français, va droit au but, pas d'introduction. »

Ce qu'on n'y met pas. Tout ce qui est spécifique à un dossier, un client, un projet. Sinon tu traînes le contexte d'un projet dans tous les autres — et tu pollues des conversations qui n'ont rien à voir.

Où ça se trouve, exactement. Réglages › Général, l'encart « Instructions pour Claude », juste sous ton profil. Le texte de l'interface le dit lui-même : Claude gardera ces éléments à l'esprit dans les conversations et dans Cowork.

Reglages / General : l'encart Instructions pour Claude
Réglages › Général. Ce que tu écris ici te suit dans toutes tes conversations, sans exception et sans date de péremption.

Et voilà le détail qui explique la confusion générale : il n'y a pas un encart global, il y en a deux. Celui du dessus vaut pour tes conversations et pour Cowork. Mais Cowork possède en plus son propre encart, dans Réglages › Cowork, qui ne s'applique qu'à ses sessions à lui.

Reglages / Cowork : l'encart Instructions globales
Réglages › Cowork. Même idée, périmètre différent : « Les instructions ici s'appliquent à toutes les sessions Cowork. »
Deux encarts, deux portées. Si tu écris ta consigne dans celui de Cowork et que tu la cherches dans une conversation normale, elle n'y sera pas. C'est exactement le mécanisme qui te fait croire que Claude « a oublié » : la consigne existe, elle est juste rangée dans un tiroir que la session en cours n'ouvre pas.

3Étage 2 — Les instructions de projet

Qui écrit. Toi, dans le projet lui-même.

Portée. Uniquement les conversations de ce projet. La doc Anthropic est explicite : elles ne s'appliquent qu'aux chats à l'intérieur du projet.

Ce qu'on y met. Le cadre général : le rôle que joue Claude ici, le contexte de l'entreprise ou du dossier, les règles de sortie (ton, format, ce qu'il ne faut jamais faire). Anthropic recommande de réserver les instructions de projet au contexte général et aux grandes lignes directrices — et de garder les consignes propres à une tâche pour la conversation elle-même.

Test simple : si la consigne commence par « pour ce document-là… », elle va dans le chat. Si elle commence par « dans ce projet, on… », elle va dans les instructions du projet.

4Étage 3 — Les fichiers de contexte du projet

Qui écrit. Toi — mais tu n'écris pas une règle, tu déposes une matière première.

Portée. Le projet. Claude peut s'y référer, y puiser, les citer.

C'est la nuance la plus mal comprise des cinq : un document n'est pas une consigne. Déposer ta charte éditoriale en PDF ne crée aucune obligation. Claude la lit comme une source d'information, pas comme un ordre.

L'erreur classique : déposer 40 pages de charte de marque et s'étonner que le ton ne soit pas respecté. La bonne manœuvre : résumer la règle en 3 à 5 lignes dans les instructions du projet, et laisser le PDF comme document de référence à consulter. La règle vit dans les instructions ; la preuve vit dans le fichier.

5Étage 4 — Le CLAUDE.md (côté Claude Code)

Qui écrit. Toi. C'est un simple fichier texte que Claude Code relit au démarrage de chaque session.

Là où ça se complique : il n'y a pas un CLAUDE.md, mais quatre emplacements possibles, chargés du plus large au plus proche de toi.

EmplacementPortéePartagé avec
Politique gérée par l'organisationToute la machine, tous les dépôtsTous les salariés
~/.claude/CLAUDE.mdTous tes projets, sur cette machineToi seul
./CLAUDE.md (racine du projet)Ce projetL'équipe, via le dépôt
./CLAUDE.local.mdCe projetToi seul (à exclure du dépôt)

Et voici le point que presque personne ne sait : ces fichiers ne s'écrasent pas, ils s'empilent. Tout est concaténé, du plus général vers le plus proche de l'endroit où tu as lancé la session. Le plus proche est donc lu en dernier. Les CLAUDE.md situés dans des sous-dossiers, eux, ne se chargent pas au lancement : ils n'arrivent qu'au moment où Claude ouvre un fichier de ce sous-dossier.

Un CLAUDE.md n'est pas une règle dure. La doc Anthropic est très claire : son contenu est injecté comme un message, pas comme une contrainte technique. Claude le lit et essaie de le suivre — sans garantie de conformité stricte, surtout si c'est vague ou contradictoire. Pour qu'une action se produise à coup sûr (lancer les tests avant chaque commit, bloquer une commande), ce n'est pas un CLAUDE.md qu'il te faut : c'est un hook, qui s'exécute automatiquement quoi que Claude décide.

6Étage 5 — La mémoire automatique

Qui écrit. Claude, tout seul. C'est le seul étage que tu ne remplis pas : il note ce qu'il apprend de tes corrections, tes préférences, les commandes qui marchent, les pièges qu'il a rencontrés.

Dans Claude Code, ça vit dans un dossier dédié par projet, avec un fichier d'index — MEMORY.md — plus des fiches par sujet. Seul l'index est chargé à chaque session, et il est plafonné : les 200 premières lignes ou 25 Ko, le premier des deux atteint. Le reste ne se charge pas au démarrage ; Claude va lire les fiches détaillées seulement quand il en a besoin.

Dans l'application, même logique : chaque projet a son propre espace mémoire, cloisonné des autres projets et des conversations hors projet. Ce que Claude a appris dans ton projet A n'existe pas dans ton projet B. Ce n'est pas un bug, c'est le design.

Ce que tu peux faire tout de suite : la mémoire n'est pas une boîte noire. Côté Claude Code, ce sont des fichiers texte que tu peux ouvrir, corriger, supprimer. Côté application, tu la retrouves dans les réglages, entrée par entrée, avec un champ pour dire ce qu'il faut changer ou retirer. Va la lire une fois. Tu y trouveras presque toujours une croyance périmée qui explique un comportement bizarre.

Alors, qui prime sur qui ?

C'est LA question, et la réponse va te surprendre : il n'y a pas de vainqueur automatique. Ce n'est pas une hiérarchie où l'étage du dessus écrase celui du dessous. C'est un empilement : tout arrive dans la tête de Claude en même temps, ordonné du plus général au plus spécifique.

Conséquence directe, et c'est écrit noir sur blanc dans la doc : si deux consignes se contredisent, Claude peut en choisir une arbitrairement. Pas la plus récente, pas la plus proche, pas la plus autoritaire. Une des deux.

ÉtageQui écritPortéeChargé quand
1. Instructions de compteToiTout, partoutChaque conversation
2. Instructions de projetToiCe projetChaque chat du projet
3. Fichiers du projetToiCe projetÀ la demande (matière, pas règle)
4. CLAUDE.mdToiMachine, projet ou toi seul★ Chaque session
5. Mémoire automatiqueClaudeCe projet / ce dépôt★ Chaque session (index seul)
Le vrai arbitre, ce n'est donc pas la hiérarchie : c'est la précision. Une consigne concrète et vérifiable gagne sur une consigne vague. « Indente avec 2 espaces » l'emporte sur « formate proprement ». À toi de faire le ménage entre les étages plutôt que d'espérer que le système tranche pour toi.

L'arbre de décision : cette info, je la mets où ?

Garde ce tableau sous la main. C'est 90 % du problème résolu.

Si c'est…Ça va…
Vrai de moi partout, tout le tempsInstructions de compte — ou ~/.claude/CLAUDE.md côté Claude Code
Vrai de ce projet, pour toute l'équipeInstructions de projet — ou le CLAUDE.md à la racine du dépôt
Vrai de ce projet, mais pour moi seulCLAUDE.local.md, exclu du dépôt
Un document de référence à consulterLes fichiers du projet — et la règle résumée dans les instructions
Une procédure en plusieurs étapesUne skill : elle ne se charge que quand elle sert
Valable seulement sur certains fichiersUne règle ciblée par chemin, chargée à la demande
Quelque chose qui doit arriver, sans exception★ Un hook — pas une consigne
Vrai uniquement pour cette demande-làLe chat. Et nulle part ailleurs.

Les 6 erreurs qui font « oublier » Claude

1. Tout dire dans le chat. Ce que tu dis uniquement en conversation ne survit pas à une compaction de contexte. Nuance importante : le CLAUDE.md à la racine du projet, lui, est relu depuis le disque et réinjecté après compaction. Les CLAUDE.md de sous-dossiers et les règles ciblées, non — ils ne reviendront qu'au prochain fichier concerné. Si une consigne « disparaît » en cours de longue session, c'est presque toujours qu'elle n'était que dans le chat.

2. Le CLAUDE.md-fleuve. Le réflexe est d'empiler 400 lignes « pour être sûr ». Effet exactement inverse : la doc Anthropic recommande de viser moins de 200 lignes par fichier, parce qu'un fichier long consomme du contexte et réduit le respect des consignes. Plus tu écris, moins c'est suivi.

3. Confondre document et consigne. Déjà vu à l'étage 3 : un fichier déposé est de l'information, pas un ordre.

4. Laisser deux étages se contredire. Une préférence dans ton compte, l'inverse dans le projet — et le résultat devient aléatoire. Relis tes étages de temps en temps et supprime le périmé.

5. Attendre qu'une mémoire voyage. Les espaces mémoire sont cloisonnés par projet. Et côté Claude Code, la mémoire automatique reste locale à ta machine : elle ne suit pas sur ton autre ordinateur.

6. Croire que c'est contraignant. Les cinq étages sont du contexte, pas de la configuration exécutée. Ce qui doit être garanti relève des hooks et des réglages, pas d'une phrase bien tournée.

Ce qu'on met — et surtout ce qu'on ne met pas — dans un CLAUDE.md

Le CLAUDE.md : court, précis, sans blabla Le fichier relu à chaque session. Moins il y en a, mieux il est suivi. Ce qu'on met dedans Ce qu'on n'y met pas Le contexte : de quoi parle le projet Les règles « toujours » : ton, chemins, nommage Où sont les choses : à quoi sert chaque dossier Les pièges que Claude ne peut pas deviner Du blabla générique (« sois pro ») Ce que Claude déduit seul en lisant le projet Des procédures longues → ça, c'est une skill Garde-le sous 200 lignes. Au-delà, le respect des consignes baisse — c'est la recommandation d'Anthropic elle-même. ! N'y mets que ce qui doit être vrai dès le départ. Court + spécifique = suivi. Long + vague = dilué.
Le tri à faire avant d'écrire une ligne de CLAUDE.md.

Dans le détail, voici le tri complet.

À mettreÀ ne pas mettre
Les commandes qui servent tout le temps (lancer, tester, construire)Ce que Claude peut déduire tout seul en lisant le code : arborescence, liste des dépendances
Les conventions maison qui diffèrent des réglages par défautLes procédures en plusieurs étapes → une skill
Où vivent les choses (« les gestionnaires d'API sont dans tel dossier »)Les règles qui ne valent que pour un sous-ensemble de fichiers → une règle ciblée
Les pièges non devinables et le pourquoi d'un choixLe moindre secret, clé ou mot de passe
Les « toujours faire X », formulés de façon vérifiableUn manifeste de style de 300 lignes que personne ne relira
Le seul test à retenir : « Est-ce que je devrais réexpliquer ça à un nouveau collègue, à chaque fois ? » Si oui → CLAUDE.md. Si c'est juste une info qu'il pourrait trouver seul en ouvrant le projet → dehors. Un bon CLAUDE.md tient sur une page et ne contient que ce que le code ne dit pas.

Passer à la pratique

La carte, c'est bien. Voici maintenant les quatre gestes concrets qui la font vivre — dans l'ordre où on les pose.

1. Ranger le dossier avant d'écrire quoi que ce soit

C'est le geste le plus sous-estimé, et il ne demande aucune compétence technique : ce ne sont que des noms de dossiers. Mais il conditionne tout le reste, parce qu'un CLAUDE.md ne peut pointer que vers des endroits qui existent.

L'arborescence : là où tout se joue Un dossier propre, entrées et sorties séparées. L'arborescence Les règles Projet-Client/ CLAUDE.md instructions 00-Contexte/ brief, besoin 01-Sources/ référence · lecture 02-Livrables/ sorties · écriture 03-Modeles/ gabarits, charte Une seule version canonique par fichier Sources (lecture) ≠ livrables (écriture) Le dossier de contexte peut différer de la sortie Le piège n°1 : trois versions du même fichier, et Claude ne sait plus laquelle est la bonne. Un dossier rangé, c'est un agent qui vise juste. Sources en lecture · livrables en écriture · une seule version par fichier.
L'organisation d'un dossier de projet. Rien de technique : ce sont des noms de dossiers, mais ils font une différence énorme sur la qualité des réponses.

2. Écrire le CLAUDE.md — le squelette à réutiliser

Quatre titres, jamais plus. Tu remplaces les valeurs, tu gardes la structure, et tu as la même base de départ sur chaque projet.

Un CLAUDE.md prêt à copier Un squelette générique — à adapter à chaque projet. CLAUDE.md # Projet — [Nom du projet] ## Contexte Cabinet de conseil, ~50 personnes. Interlocuteur : la direction. ## Règles (toujours) - Vouvoiement, ton pro et direct. - Livrable -> /02-Livrables, {sujet}-{date}.docx - Word : utiliser la skill de mise en page maison. - Ne jamais envoyer ni publier sans ma validation. ## Où sont les choses - 01-Sources : référence (lecture seule) - 02-Livrables : sorties (générées par toi) ## À éviter - Ne pas inventer de chiffres ni de sources. Copie-le, adapte les noms, et c'est parti. Même squelette à chaque fois : Contexte · Règles · Où sont les choses · À éviter.
Le squelette à réutiliser tel quel. Quatre titres, jamais plus : Contexte, Règles, Où sont les choses, À éviter.

3. Écrire la demande : le résultat, pas les étapes

Les cinq étages portent le contexte permanent. Ils ne remplacent pas une demande bien écrite. La différence entre les deux colonnes ci-dessous, ce n'est pas la politesse : c'est le nombre de choses que Claude doit deviner.

Écrire la demande : le résultat, pas les étapes On décrit ce qu'on veut obtenir — mais on reste précis sur le livrable. Demande molle Demande qui marche « Fais-moi un point sur le dossier. » Pas de format ni de longueur Aucun fichier pointé Pas d'endroit où sauvegarder « À partir de 01-Sources/, rédige un point de 2 pages au format Word, et sauvegarde-le dans 02-Livrables/ sous point-{date}.docx. » Résultat et format clairs Fichiers pointés par leur chemin Chemin et nom de sortie imposés Brief-le comme un collègue qui débarque. Le résultat attendu · le format · les chemins d'entrée et de sortie.
La même demande, écrite deux fois. À droite, Claude n'a plus à deviner ni le format, ni la source, ni la destination.

4. Le montage complet, dans l'ordre

Si tu démarres un projet de zéro, voici la séquence. L'étape 6 est celle que tout le monde saute — et c'est précisément celle qui amorce la mémoire dans le bon sens.

Monter un projet propre, de A à Z Sept étapes — de la création à la première tâche déléguée. 1 Choisir le point de départ Dossier existant, projet importé, ou espace vierge. 2 Nommer et placer le projet Un nom clair, et un emplacement stable sur le disque. 3 Ranger l'arborescence Séparer les sources (lecture) des livrables (écriture). 4 Écrire le CLAUDE.md Court et précis : les règles, les chemins, le ton. 5 Remplir instructions et contexte Lier le dossier, ajouter les références utiles. 6 Amorcer la mémoire, « jour 1 » « Lis tout, résume, et dis-moi les règles que tu vas suivre. » 7 Tester une vraie tâche, puis planifier Jamais l'inverse : on automatise en dernier. Configurer, tester, puis automatiser. L'étape 6 est ce qui fait qu'un projet démarre bon plutôt que bancal.
L'ordre de montage d'un projet. On configure, on teste sur une vraie tâche, et seulement ensuite on automatise.
Pourquoi tester avant d'automatiser : tant que tu n'as pas vu une vraie tâche se dérouler correctement, tu ne sais pas si tes cinq étages disent ce que tu crois. Automatiser un réglage faux, ça ne fait que produire l'erreur plus vite.

Les 3 réflexes de vérification

Arrête de deviner. Dans Claude Code, trois commandes te disent la vérité en dix secondes.

/context — affiche ce qui est réellement chargé dans la session, dont la liste des fichiers d'instructions. Si ton fichier n'y apparaît pas, Claude ne le voit pas. Fin du débat.

/memory — liste tes fichiers d'instructions et te donne accès au dossier de mémoire automatique. C'est là que tu vas lire, corriger ou supprimer ce que Claude a retenu tout seul. Tu peux aussi y couper la mémoire automatique si tu la préfères manuelle.

/doctor — passe ton installation au diagnostic, et propose des coupes dans un CLAUDE.md devenu trop gros : il enlève ce qui est déductible du code, il garde les pièges, les conventions et le raisonnement.

Le geste de départ, si tu n'as encore rien : lance /init dans ton projet. Claude explore le code et te génère un premier CLAUDE.md avec les commandes et les conventions qu'il repère. Tu n'as plus qu'à y ajouter ce qu'il ne pouvait pas deviner. C'est dix minutes, et ça te fait gagner l'étage le plus rentable des cinq.

Ce que ça change vraiment

Le jour où tu arrêtes d'écrire tes consignes « quelque part », tu arrêtes de te répéter. Chaque phrase atterrit à l'étage qui a la bonne portée et la bonne durée de vie : le durable en haut, le jetable dans le chat, le garanti dans un hook. Et Claude cesse d'être un assistant à qui tu réexpliques ton contexte chaque matin, pour devenir un collaborateur qui l'a déjà.

Par où commencer, concrètement : aujourd'hui, ouvre ta mémoire et lis-la. Cette semaine, réduis ton plus gros CLAUDE.md sous les 200 lignes. Ce mois-ci, remonte d'un étage les trois consignes que tu retapes le plus souvent dans le chat. Rien d'autre.
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